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samedi 25 janvier 2014

Grades administratifs, Grades techniques

ou la différence entre Avoir et Être

Le grade doit permettre au pratiquant de se situer sur une échelle de progression, d'évaluer le chemin accompli et de se fixer des objectifs pour continuer à progresser. Il est d'usage courant de dire que le grade ne doit pas être objet de compétition entre les pratiquants car le grade tient compte non seulement du niveau technique mais aussi d'autres facteurs comme l'assiduité, les progrès accomplis, l'investissement dans la pratique ou encore l'âge du pratiquant. Ainsi, le professeur évalue l'élève en mesurant le niveau des différents paramètres.

samedi 4 janvier 2014

Aborder la Voie.

Comment aborder un art martial dans sa globalité ? Comment pratiquer et expérimenter une technique de combat sans jamais vraiment combattre ? Comment appliquer les principes et préceptes inhérents à une voie martiale ?

Pour tenter de répondre à ces questions, je commencerai par ce qui me semble, non pas le début, mais un point de départ : choisir un maître.

1- Choisir un maître.

Les motivations qui poussent un individu à franchir les portes d'un Dojo ou, à défaut, celles d'une salle d’entraînement, sont toutes aussi nombreuses que variées. Certains recherchent une efficacité martiale, d'autres une activité véhiculant des principes moraux, d'autres encore, le moyen d'entretenir leur corps ou de maintenir leur esprit en éveil.

jeudi 19 décembre 2013

De la transmission à l'évaluation.

De la transmission à l'évaluation
(ou de l'évaluation à la perdition)
Texte paru en 2 parties dans Haru No Soyo Kase en avril et mai 2013.

伝
Den (transmettre)



L'homme qui possède une connaissance spécifique et particulière, fruit d'un savoir et d'une expérience éprouvée, est un trésor vivant. Il était d'autant plus précieux à ces époques où ce savoir-faire était tenu secret et que peu de personnes y avaient accès.

jeudi 14 novembre 2013

Aïkido et Démocratie, l'improbable équation


Lorsque j'ai présenté l'examen du brevet d’État du 2° degré, j'ai dû plancher 3 heures sur une dissertation dont le sujet était : Aïkido et Démocratie. C'était pendant la période du « printemps arabe » durant laquelle des mouvements de masse dans les pays maghrébins réclamaient une vraie démocratie. Pour ma dissertation, je n'ai pu m’empêcher de conclure « qu'à l'instar du printemps arabe, nous étions en droit de nous interroger sur le fonctionnement démocratique de nos instances fédérales dirigeantes lorsque les dirigeants sont au pouvoir depuis 25 ans. »

Je pense que j'ai dû heurter la sensibilité du correcteur quelle que soit son appartenance à l'une ou l'autre des fédérations françaises d'Aïkido, car j'ai obtenu la note de 1 sur 20 ! Pour la petite histoire, je n'ai pas réussi l'examen du BE mais un 6 / 20 à cet épreuve m'aurait suffit à l'obtenir vu les bonnes notes obtenues à l'épreuve techniques et pédagogique.

Cependant le sujet est intéressant car il confronte deux modes de fonctionnement plutôt opposés qui sont forcés de cohabiter de par le système fédéral français. Essayons d'analyser comment cela est censé fonctionner.

vendredi 1 novembre 2013

Haru No Soyo Kase, le numéro de novembre est disponible


Au sommaire :
Rester sur la Voie Martiale.
Charme par les dragons.
La science du combat.
Stage avec Micheline Tissier.
Soiree festive de l'Ecole.
Souvenir du Japon.

mardi 29 octobre 2013

Uchidachi, l'essence du rôle de Uke dans l'Aïkido.


Texte paru dans Haru No Soyo Kase en novembre 2012.

Les rôles de Tori et Uke sont trop souvent mal compris (j'utilise ici le verbe comprendre dans le sens de son étymologie : prendre avec soi) et beaucoup préfèrent le rôle de celui qui fait la technique. C'est ainsi que l'on passe à coté de l'essence du Budō.

vendredi 25 octobre 2013

Réflexions sur l'enseignement du Budō.

Je reste toujours dubitatif lorsqu'un pratiquant démontre, explique ou justifie une technique en affirmant que tel Senseï l'exécute ainsi. Je m'exclame alors en mon for intérieur : quel niveau d'expertise pour reproduire fidèlement la technique de son maître ! Ou bien : quelle prétention de la part de cet individu ! C'est hélas cette dernière que je retiens la plupart du temps.


Il en est de même, pour certains pratiquants revendiquant d'avoir suivi les enseignements de tel ou tel Senseï, même lorsqu'ils annoncent des périodes de quelques années, 3 ans ici, 6 ans là... Très rares sont les élèves reproduisant à l'identique les formes de corps de leur Senseï. J'en connais cependant : ils sont en général disciples depuis de longues périodes de pratique assidue, dépassant 10 années pour certains et plusieurs décennies pour d'autres. Je les compte sur les doigts d'une seule main.

jeudi 17 octobre 2013

Aïki, du Jutsu au Dō.

Texte de Novembre 2008, inclus dans "Le souffle du Budō" aux Editions Bod.

L'Aïkido est né des différents arts martiaux pratiqués par Moriheï Ueshiba (1883-1969) qu'il a synthétisés en y apposant ses tendances philosophiques. L'un d'eux est le Daïtō Ryu Aïki-Jujutsu qu'il a étudié auprès de Sokaku Takeda (1849-1943). Bien que Moriheï Ueshiba précise que son terme « Aïki » n'a pas le même sens que par le passé, le sien étant orienté vers l'Harmonisation et l'Amour, les similitudes des techniques du Daïtō Ryu Aïki-Jujutsu et celle de l'Aïkido sont évidentes.

lundi 14 octobre 2013

Notions et qualités à parfaire

Cette liste est établie par la commission des grades Aïkido du 1° au 8° Dan.

Shizeï : Posture, attitude (physique et mentale)
Kamae : Garde
Ki Ryoku : Puissance vitale
Seïshin Jotaï : État d'esprit
Me Tsuke : Regard (physique et mental)
Ma Aï : Espace-temps (gestion de l’.)
Arukikata : Marche
Taï Sabaki : Déplacements
Kokyu : Respiration
Kokyu Rokyu : Coordination de la puissance physique et du rythme respiratoire
Sokudo : Rapidité
Ko Ryoku : Efficacité
Reïgisaho : Mise en application des règles d’étiquette et de comportements
Nichijo No Taïdo : Attitude dans la vie quotidienne
Kokoro No Mochi Kata : Contrôle des émotions (du coeur)

J'y ajoute :

Shoshin : l’Esprit du débutant (curiosité, émerveillement...)
Zanshin : Vigilance, Attention
Aï Ki : Travail d’harmonisation des énergies dynamiques, internes, psychiques (motivations) et mentales (volonté, persévérance )
Do : Notion de cheminement vers l’amélioration de soi en conservant une ligne de conduite sincère envers soi-même comme envers les autres.

jeudi 3 octobre 2013

Longévité, un art de vivre son Budō.


Texte extrait du Souffle du Budō, Editions Bod.
 
Une des finalités des Budō est de pouvoir pratiquer le plus longtemps possible comme nous l'ont montré certains "très grands maîtres". Certes il ne s'agit pas de vouloir prolonger la vie, mais de conserver le corps dans le meilleur état possible en évitant de le blesser comme de l'user trop vite.

samedi 21 septembre 2013

Les couleurs de l'Hakama.


Il faut savoir qu'il est d'usage courant dans le kendo ou le Iaïdo de porter une tenue unie. Lors d'un Enbu (démonstration), les pratiquants revêtent des tenues dites d'apparat parfois assez colorées. La tenue la plus courante étant la veste noire avec les écussons " Mon " et l'Hakama de cérémonie gris ou aux rayures noires et blanches.

jeudi 19 septembre 2013

Michi, la route du Dō

Avril 2003. Texte extrait du " Souffle du Budō " de Marc Senzier. Éditions BoD


Certaines pratiques, dites martiales, se sont engagées à corps perdu dans des voies sportives et, leur démocratisation aidant, se sont coupées de l’essence même du Budō. Dans bien des cas, ces disciplines affichent à la vue de tous les règles nobles de conduite, s’y référant parfois pour justifier la moralité ou les bienfaits de l’éducation reçue aux travers d’elles, alors qu’il semble qu’elles ne les appliquent plus depuis longtemps.
Contestations des décisions prises par les arbitres, Flacons vides de gel-douche «volontairement oubliés» dans les salles de douches ou vestiaires, Pansements souillés de sang jetés à même le bord du tatami… les respects des autres, des lieux comme des règles sont fréquemment bafoués : le Dō, aujourd’hui, n’est-il plus ?

samedi 14 septembre 2013

Les Voies de la perdition.


Avant-propos : Certains me connaissent pour mon engagement dans le Budo, mon ouverture d'esprit ou pour l'intégrité constante dont je fais preuve, d'autres encore pour mon franc parler. Le sujet que j'aborde aujourd'hui est délicat et les mots qui suivent risquent de heurter plus d'un pratiquant, mais ils se veulent sincères et ouverts à la discussion. C'est avec ce même esprit que je souhaite qu'ils soient reçus.

La progression sur la Voie du Budo peut être comparée à un chemin de vie sur lequel s'engage le pratiquant. À chaque croisée de chemins, un choix s'impose pour la direction à prendre.

Ce choix est parfois sans réelle conséquence parce que les sentiers se réunissent plus loin. Parfois il est d'une importance capitale car le chemin de vie n'est pas un sentier sur lequel on peut faire marche arrière sans en payer un tribut, celui du temps dépensé dont on sait qu'il est si précieux.

Agir en tant que Sempaï


En tout premier lieu, il nous faut définir le mot Sempaï, l'ancien ou l'aîné, et la relation qui le rattache au cadet. Aborder cette relation, c'est aborder la transmission d'une connaissance, d'un savoir-faire. Cette transmission ne peut avoir lieu qu'autour d'un savoir-être basé sur le respect et l'entraide, sans arrière-pensée de profit ou de jalousie qui n'instaurerait qu'une hiérarchie de fait, imposée et dénuée de tout sens noble cher à l'éthique du Budō.